Le programme définitif :
lundi 15 avril 2013
dimanche 14 avril 2013
Les anges portent-ils encore des ailes ?
Photo Yannick Vigouroux, Paris, 14 avril 2013
Les anges
portent-ils encore des ailes ? J'espère que oui, comme semblent le
« prouver » ces ailes factices photographiées dans le
métro hier soir... Elles ne « prouvent » rien, mais
m'ont rappelé à mon « devoir de fiction », en
quelque sorte...
A propos d'Edouard
Boubat et ses enfants ailés :
vendredi 5 avril 2013
La lumière de l'Estaque, avril 2013
Photo Yannick Vigouroux,
« L'Estaque,
Marseille, 3 avril 2013 »
A l'Estaque, par la magie de cette
première journée printanière de soleil, j'ai eu étrangement le
sentiment d'être à Venise. Dans ce restaurant constitué d'une
succession de cabanons, une fenêtre donnant sur la mer m'a soudain
renvoyé la douceur atmosphérique de ce décor si familier où
ciel, mer, passé et présent, perceptions et fictions ne font qu'un.
Photo Yannick Vigouroux,
« L'Estaque,
Marseille, 3 avril 2013 »
« Quand, pour la première fois
de ma vie, je suis allé à Venise en 1999, je m’imaginais celle-ci
comme un immense piège à touristes au tracé aseptisé et balisé :
j’ai découvert au contraire un labyrinthe intérieur où il
faisait bon ce perdre ; fasciné, multipliant les prises de vue à la
box, j’ai rencontré la sensation d’un temps suspendu
entre ciel et lagune, retenu par les pierres et leur patine. »
(« L'eau du rêve et le corps du temps, 2006 »)
Photo Yannick Vigouroux,
« Venise,
septembre 1999 »
mercredi 27 mars 2013
Lion-sur-Mer, 1850-2013 : Littoralités normandes d'hier et d'aujourd'hui
Lettre de l'imagier n° 25, mars-mai
2002
En 2002, l'ARDI présentait ma première exposition personnelle à l'Imagier, qui fut aussi hélas, ironie du sort, la dernière de L'Imagier à Hérouville-Saint-Clair.
Gilles Boussard m'a fait, outre
l'exposition, un magnifique cadeau : m'associer dans la
publication à une figure célèbre de ce que l'on nomme les
« primitifs de la photographie », Edmond Bacot (1814 –
1875). Celui-ci possédait une demeure à Lion-sur-Mer. Selon Bernard
Chéreau, dans une vue en plongée réalisée de cette maison, Bacot
aurait été le premier en 1850 à réussir à figer les vagues de la
côte normande (la photographie est aussi évoquée dans un article
d'André Gunthert :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_1999_num_29_105_4346)
Photo Yannick Vigouroux,
« Lion-sur-Mer, 19 mars 2013 »
J'aime quand petites histoires personnelles et autres histoires de la photographie entremêlent ainsi : l'ami qui vient de m'héberger à Lion-sur-Mer, Xavier Boulier (déjà évoqué dans mon texte de 2002) est le même qui m'offrit dans les années 1990 ma première box 6x9 cm. Cette petite boîte en métal muni d'une simple lentille est à l'origine de ma série « Littoralités »... Entre deux averses, j'ai à nouveau photographié le littoral de la côte de Nacre. À Lion, je me suis promené sur la plage immortalisée par Bacot. Elle est en ce moment affublée d'un affreux (et donc photogénique) panneau publicitaire vantant les mérites d'un canapé familial, qui bouche l'horizon et ressemble à un radeau absurde. Qu'en aurait pensé Bacot ?
Photo Yannick Vigouroux,
« Lion-sur-Mer, 19 mars 2013 »
Bernard Chéreau aime évoquer « une
école normande des débuts de la photographie »
particulièrement dynamique dans la Manche et le Calvados, et
rappeler que Edmond Bacot, Frédéric Berjot, Charles Fayel-Deslongrais, Henri Magron
possédaient une villa sur la côte de Nacre. Hôte occasionnel de
Lion-sur mer et de la Villa Cendrillon de Luc-sur-mer (à laquelle je
consacre une nouvelle série), j'aime l 'idée de perpétuer un
peu, à ma manière, la tradition de ces expérimentateurs de talent
avec mes différents outils rudimentaires.
Le blog de l'ARDI Photographies :
mardi 12 mars 2013
Parution de «La photographie moderne » aux Nouvelles éditions Scala, collection sentiers d'art, avril 2013
Dans l’entre-deux-guerres et jusqu’à la fin des années 1960, la
photographie joue un rôle majeur dans l’évolution des arts visuels et
plastiques.
Deux grands champs d’expérimentation s’ouvrent alors. D’un côté la
photographie s’affirme comme l’art novateur qui enrichit toutes les
avant- gardes artistiques. Elle y explore autant les possibilités
abstraites de la lumière et des matières que les possibilités de
représentations nouvelles du corps.
De l’autre côté, dans ce XXe siècle traversé par de nombreux
bouleversements historiques, la photographie devient un outil
documentaire incontournable qui peut faire preuve de détachement ou
autoriser des engagements politiques et idéologiques.
Ce deuxième volume d’une série de trois (La photographie ancienne, La photographie moderne, La photographie contemporaine), conçue à quatre mains par Christian Gattinoni et Yannick Vigouroux, propose une synthèse des courants et des idées qui ont animé la photographie durant la période 1918-1970.
vendredi 8 mars 2013
De la nécessité du fanzine artistique à l'ère de la désincarnation high-tech ?
La couverture du n° 0 de Cheap,
novembre 2012 ( © Lourdes Cabrera)
novembre 2012 ( © Lourdes Cabrera)
« Fanzine : n. m. (de
fan et magazine).
Publication de faible diffusion
élaborée par des amateurs
de science-fiction, de bandes dessinées,
de cinéma, etc. »
(Le Petit Larousse)
Je viens de publier un petit article
sur le magazine Cheap créé
en novembre 2013 par la galerie Vol de Nuits de Marseille. Il est
lisible sur www.lacritique.org :
C'est aussi pour moi l'occasion de de me replonger dans quelques références très personnelles de la contre-culture et
cultures alternatives du fanzine :
La revue Moonlight de Daniel Price :
http://www.moonlightchronicles.com/
La revue SHOTS publiée aux
États-Unis par le
même Daniel Price,
adepte des toys-cameras, dans les années
1980
Shane Mc Gowan (le futur leader des
Pogues ),
fan des Sex Pistols a créé le fanzine Bondage en
décembre 1976,
puis Sniffin' Glue qui ne coûtait que 20
pence.
L'Internationale Situationniste, ou
l'art du détournement /
appropriation des images, une culture
fanzine
chers aux amateurs de science-fiction, cinéma...
Fragment des archives de Guy Debord
Pour
vous abonner à Cheap (le numéro coûte 2 euros) :
http://www.voldenuits.com/index.php?option=com_content&view=article&id=82%3Acheap-magazine-lancement-numero-0&catid=38%3A2012&Itemid=27
http://www.voldenuits.com/index.php?option=com_content&view=article&id=82%3Acheap-magazine-lancement-numero-0&catid=38%3A2012&Itemid=27
samedi 2 mars 2013
ARDI-Photographies à l'Office de Tourisme de Caen : « Caen ville modèle pour un art : la collection photographique de l'ARDI », 19 février - 24 mars 2013 / Conférence A MINIMA à l'ESAM Cherbourg-Caen, 20 mars 2013
Du 19 février au 24 mars 2013, l’ARDI expose à l’Office de Tourisme de Caen 12 reproductions de photographies anciennes et contemporaines issues de sa collection, ayant pour thème la ville de Caen et ses monuments.
Photos François Gosselin - ARDI
Cette exposition permet de poursuivre la collaboration avec l'Office de Tourisme de Caen autour de l'architecture patrimoniale et contemporaine de la ville et de sa représentation par la photographie.
Entrée libre du lundi au samedi de 9 h 30 à 13 h 00 et de 14 h 00 à 18 h 00 (18 h 30 à partir du mois de mars).
Pour en savoir plus :
Remerciements à l'équipe de l'ARDI, et en particulier à Julie Clavel et à François Gosselin, pour sa numérisation et son impression de grandes qualités.
Photo Yannick Vigouroux,
« La presqu'ïle portuaire de Caen vue
de l'ESAM, 20 mars 2013 »
Ma photographie de la série « Littoralités », réalisée septembre en 2003 avec une box 6 x 9 cm, montre les traînes de charbon des Combustibles de Normandie. Il ne reste aujourd'hui plus de trace de cela m'a ton dit, et la presqu'île industrialo-portuaire de Caen est en pleine métamorphose. Dix ans après cette prise de vue, j'y donnerai le 20 mars prochain une conférence sur la photographie, à l'école d'art de l'ESAM :
http://blogs.esam-c2.fr/design-graphique
conférence "A MINIMA", ESAM Cherbourg-Caen,
site de Caen, mercredi 20 mars 2013, 18 h00
Un site consacré à l'histoire de la presqu'île :
© Yannick Vigouroux, « Caen, 2003 »,
série « Littoralités » (coll. de l'ARDI - Caen)
J'ai retrouvé ce petit texte :
« Rue Fresnel à Caen, je me dirige vers le port industriel, cette presqu'île en friche boudée par les touristes. Je me retourne et le bâtiment « surgit », un ancien café qui n'est plus qu'un parallélépipède massif et maladroit, mal assuré sur ses fondations, étrangement bancal. Il ressemble à un bloc de pierres tordu, menaçant de s'effondrer, vestige d'un passé ouvrier révolu. J'ai moi-même travaillé ici, aux Combustibles de Normandie, en tant qu'aide-chaudronnier au début des années 1990.
Je viens seulement, plusieurs années après la prise de vue, de découvrir l'œil prophylactique du graffiti qui orne la porte obstruée. J'ai l'impression que ce n'est plus moi qui regarde la bâtisse, mais que c'est désormais elle qui m'observe, avec, j'ose espérer, bienveillance ?... »
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