mercredi 26 août 2026

Capture d'écran de la série "De grâce" (Le Havre), Arte, 26 août 2026

 


                                                                  © Yannick Vigouroux



 

Ready-made photographique ! C’est une structure en béton abandonnée ou en court de construction, face à la mer, au Havre, que j’ai capturée sur mon écran d’ordinateur. Ce n’était pas l’image que je souhaitais photographier (avec mon téléphone mobile, en mode « vignette »), qui montrait une femme de dos sur la plage, mais c’est ce qui est apparu, épiphanie du hasard, surgissement involontaire de l’inconscient, juste une fraction de seconde après.

 

Je suis fasciné par ces structures ouvertes aux quatre vents et surtout tournées vers la mer, en cours d'élaboration ou au contraire figées dans le temps, telles des carcasses de béton armé, où le vide dialogue avec le plein, que j’ai notamment photographié à Herculanum en 2003 au Diana argentique. On retrouve, espace de jeu pour les enfants, une telle construction dans magnifique film sicilien Respiro d’Emanuele Crialese (2002). D’autres captures d’écran à venir de l'île de Lampedusa, volontaires cette fois...

jeudi 18 juin 2026

« Tel un miroir aveugle… »

 


                                                © Yannick Vigouroux, « Paris, 17 juin 2026 »

 

 

Tel un miroir aveugle absorbé, grignoté par les ombres, le panneau publicitaire du magasin d’habillement se dressait devant moi. Photo. La fin du printemps à Paris – bientôt l’été – me raconte des histoires urbaines et magiques d’ombres que j’enregistre inlassablement.

vendredi 12 juin 2026

« Nuit d'insomnie »

 


                                              © Yannick Vigouroux, « Paris, 11 juin 2026 »

 

 

Une image à la limite du visible, au bord de l'effacement mais qui résiste, comme griffonnée à la hâte, par une longue nuit d’insomnie. Fragment nocturne sans qualité en apparence, mais qui relève en réalité d’une nécessité intérieure : faire advenir et figer un instant fugace d’incertitude, de trouble des sens, comme on cisèlerait un bijou intime et mystérieux. Forger le doute, toujours.